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Bienvenue chez Galateia

Oser s'afficher, se dévoiler dans un domaine où il est difficile de ne pas avoir de complexes : voilà l'argument principal de ce blog qui n'a d'autre prétention que de me permettre, à travers les mots, de mettre en forme mes projets.

Dimanche 14 janvier 2007

Les vacances se sont écoulées, et ce gentil père Noël a pensé à mes créations futures : il faut croire qu’il investi ce coquin ! J’ai donc à présent dans les mains deux livres qui vont m’aider dans la réalisation de mes créations futures : un livre sur Rodin, un autre sur le corps et plus précisément sur l’anatomie.

Juste avant les vacances, j’ai mis un terme à mon travail sur « Elle » (dernière sculpture présentée dans ce blog) : je l’ai poncée et elle a cuit. A présent, elle pause dans le salon et j’admire ses formes généreuses.

 

Puis, j’ai travaillé sur l’Idole, cadeau offert sous le sapin à des amis lecteurs de ce blog… je ne pouvais donc pas en parler ! L’Idole est une reproduction libre, d’une hauteur de 40 cm environ, d’une statue grecque dénommée… l’Idole. J’ai travaillé à partir d’un petit pendentif (taille de 2 cm). Pour la première fois, et faute de connaître le sexe de cette représentation, j’ai réalisé un corps d’homme (c’est ainsi que j’ai interprété cette statue !). Cette réalisation demeure dans l’atelier dans l’attente d’une cuisson.

 

Je me consacre à présent à un nouveau projet : une baigneuse dont le corps s’apprête à être recouvert par une vague qui arrive… la vague est dans son dos. Ce projet est complexe dans le sens où je vais devoir creuser deux fois : une première fois à présent que le corps est « posé » (je ne travaillerai les détails qu’une fois le travail d’évidemment achevé) et une seconde fois pour la partie « vague »… ce que j’espère, c’est garder l’aspect primaire de la terre et l’aspect travaillé du corps ! Dans ce travail, mes livres me servent : je me suis inspiré d’un corps pour la baigneuse et le livre de Rodin me donne envie de réaliser des contrastes sur la matière elle-même.

 

par Jenny publié dans : galateia
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Dimanche 10 décembre 2006

A l’issue de l’étape fatidique de l’évidement, un gros travail de « recomposition » m’attendait ! J’ai travaillé plus de deux heures pour redresser la « belle », lui redonner des formes féminines, cet élan et cette ligne qui faisaient tout son charme !

 

 

Deux heures indispensables pour être à nouveau satisfaite…

 

 

 

A l’issue de la séance d’aujourd’hui…mon modèle

aurait-il fait du culturisme pendant ce mois de « repos » ?

 

 

NB : le « support » gris n’a rien à voir avec mon travail : il est seulement là pour éviter que le haut du corps s’affaisse… l’enjeu de ce matin consistait notamment à parvenir à ce résultat : la séance prochaine sera consacré au travail du détail, notamment des clavicules, des seins et des fesses !

 

                              

 

 

 

 

 

 

Le corps retrouve un élan oublié dans les méandres de la recomposition !

 

La terre, à l’issue d’une semaine de séchage, devient blanche !

 


 

 

par Jenny publié dans : galateia
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Samedi 18 novembre 2006

La dernière séance de travail remonte au 21/10 : ce jour là, j'ai bien avancé le buste de femme (je suis à la recherche d'un nom !) ; il ne restait plus qu'à creuser mais ce travail requiert au moins deux heures de temps (cela dépend en fait de la taille du modèle, de sa posture?). J'ai donc décidé d?attendre la prochaine séance? celle d'aujourd'hui (entre temps sont intervenues les vacances scolaires et le 11 novembre !).

 

Ce matin donc, mon premier souci était de découvrir mon travail asséché par la température des locaux et le temps écoulé ! et finalement, ce ne fut pas le cas ! Rien n'avait bougé.

 

Par contre, comment devais-je m'y prendre pour couper le tout ? J'ai décidé de suivre la ligne des deux petites barres métalliques soutenant la « structure », et, bien évidemment, le visage s'est détaché de l'ensemble. Pour le reste du corps, je me suis retrouvée avec deux tranches très lourdes de terre, et j'ai débuté ce délicat travail qui consiste à évider, puis à badigeonner de barbotine les contours, puis enfin à rassembler les pièces de ce puzzle d'un genre spécial !

 

Comme toujours, cette étape provoque de la satisfaction et de la réticence mêlée ! En effet, je suis souvent déçue du résultat « post évidement » : les parties bougent et le travail initial généralement change de « figure », d'autant qu'il faut faire attention à ce que le tout puisse tenir debout, et puis il faut procéder au comblement de toutes les entailles  provoquées par les mirettes pour que la barbotine joue son rôle de ciment ! C'est donc pour cela que je préfère, en amont, m'en tenir à une silhouette « approximative », l'évider, et procéder aux différents détails a posteriori, plutôt que de réaliser quelque chose de « parfait » que l?étape de l?évidement réduit à sa plus simple expression !

 

Les 2 heures passées ce matin à cette étape me confirme dans mon choix : de retour à la maison, j'ai confronté le résultat de la séance précédente avec celui de ce matin... je prends la mesure du décalage ! Par bonheur, j'ai remis sous sa housse mon modèle, afin de le retravailler la semaine prochaine ! sage décision !

 

 

 

  Séance de travail du 21/10...
par Jenny publié dans : galateia
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Dimanche 5 novembre 2006

Après une première séance en l’absence de « matière première », cette seconde séance s’est déroulée en l’absence d’outils ! Travailler avec un couteau n’est pas franchement une « partie de plaisir », surtout quand on a l’habitude d’employer les mirettes et autres dévidoirs (cf. : article précédent sur ces outils)…

Qu’importe, l’essentiel résidait dans l’approche globale des formes du nu, dans l’approche du dos, cette partie invisible sur la photo mais qu’il faut bien cependant réaliser, d’autant plus que ce que je préfère réaliser dans les nus, ce sont les fesses ! Je les aime pleines et rondes, émouvantes et coquines !

C’est donc une partie difficile qui se joue sous les doigts, et j’avoue que j’aime ce challenge : quand je vois la masse de terre du départ, informe, compacte, et les formes finales, j’ai l’impression d’être une magicienne ! Je me demande même souvent, après coup, comment j’ai fait, et si c’est bien moi qui suis à l’origine de la réalisation !

Il faut encore des séances de travail, bien sûr, mais l’essentiel (les proportions globales notamment) est posé, enfin !

Tout est une question d’équilibre,

 

de tensions, et d’élans

 

 

par Jenny publié dans : galateia
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Samedi 7 octobre 2006

Ce matin, j’ai repris le chemin de l’atelier de modelage. Il ouvre ses portes le samedi, de 9 h à 13 h ;  chacun est libre de ses horaires dans un créneau de 2 heures à suivre.

 

Ce matin, donc, je suis arrivée à 9 h 30 (je suis matinale) et à ma grande surprise, il n’y avait que les deux professeurs… le reste de la troupe est arrivé vers 10 h 30 !

 

Le silence de l’atelier, la clarté des lieux m’ont apaisée et m’ont apportée la sérénité qui me faisait défaut depuis ce début d’année…

 

Dans cette douce ambiance, je me suis mise en quête d’un modèle et j’ai fait le point sur la terre à ma disposition. Le sujet, je l’ai puisé, comme pour Inga, dans un livre de nus peints… ou plutôt j’ai trouvé plusieurs sujets de réflexion à venir, et celui en particulier que j’ai débuté dans le temps imparti.

 

Le premier problème s’est posé lors de la recherche de terre disponible : tout d’abord, un « pauvre » petit sachet de terre rouge traînait dans un coin, parmi de nombreux tas de terre séchée faute d’attention de la part de certain utilisateurs, jeunes pour la plupart. En effet, je suis l’une des rares « élèves » à faire régulièrement du modelage, statut que j’apprécie d’autant plus que suis seule, face à moi-même et à ma « création », dans cette alcôve qui sert exclusivement à cette pratique artistique.

 

En cherchant bien, j’ai déniché une boîte remplie d’un amalgame de terre blanche (porcelaine) que j’affectionne tout particulièrement. Comme j’ai travaillé Inga en terre rouge, j‘avais envie de revenir à cette couleur…

 

J’ai alors passé du temps à confectionner un support pour la nouvelle réalisation, à façonner la terre, à la rendre compact (problème de l’air déjà évoqué dans ce blog). Et puis s’est posé le second problème, celui de la « quadrature du cercle » : un sujet assez grand (entre 40 et 50 cm) et trop peu de terre ! Devoir enlever de la terre d’un côté pour rajouter de l’autre ! Or, j’ai besoin d’avoir face à moi un « tout », afin de travailler correctement la proportion ! Cela a donc commencé à m’agacer. Face à cette situation, j’ai préféré « jeter l’éponge » et reprendre la semaine prochaine avec de la terre à profusion !

Quoi qu’il en soit, mon sujet d’étude est encore et toujours le nu, et plus spécifiquement le corps de la femme, source d’inspiration inépuisable…

La position, le cambré, l’allure…

le besoin de modeler ce corps !

Une première ébauche à l’issue d’un

travail fastidieux de reconstitution de la masse !

 

 

par Jenny publié dans : galateia
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