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Bienvenue chez Galateia

Oser s'afficher, se dévoiler dans un domaine où il est difficile de ne pas avoir de complexes : voilà l'argument principal de ce blog qui n'a d'autre prétention que de me permettre, à travers les mots, de mettre en forme mes projets.

Samedi 16 septembre 2006

Voilà bien longtemps que je ne me suis pas exprimée sur cet espace qui pourtant n’est réservé exclusivement qu’à mes doutes et projets… non pas que je n’en ai plus, mais les vacances sont passées par là, et puis il y a cette rentrée qui s’effectue sur des « chapeaux de roues » !

Je compte bien entendu reprendre mes activités de modelage et de création ! mon emploi du temps cette année est à nouveau favorable au travail dans « mon » atelier ; toutefois, de nouvelles responsabilités m’attendent et il n’est pas assuré que je sois libre régulièrement… je vais donc également retrouver la route de l’atelier de l’association de ma ville.

J’ai des projets de réalisation : je compte travailler davantage sur la création à partir de photos. Le nu sera, je pense (à nouveau et toujours), au centre de ma réflexion. Avec un peu de chance, je parviendrai peut-être à assister à un atelier de nu. C’est un jeune homme qui sert de modèle : moi qui ne réalise que des nus de femmes, il sera intéressant de changer de point de vue (sans aucun mauvais jeu de mot de ma part).

Cet été, j’ai eu la chance de me rendre à Oslo (Norvège) et de visiter la « National Gallery » de la ville. Ce musée propose un itinéraire selon les mouvements artistiques, ce qui a pour principal avantage de comprendre l’évolution entre chaque époque. L’un des temps fort fut pour moi la salle consacrée à Munch, même si d’autres tableaux parsèment le musée. Ce qui m’a frappée, c’est le rapport à la couleur (une certaine « violence » ressort de l’ensemble, ces rouges et ces divers marrons et noirs) ainsi que le trait, parfois inexistant (ceux de certains visages du tableau « The Dance of Life » sont quasiment inexistants, par contre la couleur est la et s’exprime bien plus fort, avec  un ressenti exceptionnel).

Moment privilégié passé au milieu de ces peintures…

Ce sont de tels évènements  qui motivent et qui donnent de l’audace !

Madonna (1894/1895)

 

National Gallery, Oslo

 

Une beauté inouïe mais des couleurs qui, pour moi,

 

révèlent une certaine violence intérieure

The Dance of life (1899/1900)

 

National Gallery, Oslo

 

Oeuvre d’un terrible réalisme…

Seuls les visages des femmes de premier plan sont « précis » dans le trait ;

les couleurs agissent comme un révélateur des émotions

pour le couple du milieu notamment…

 

 

par Jenny publié dans : galateia
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Jeudi 15 juin 2006

Cette fin d’année, très chargée professionnellement, n’est pas propice au travail régulier à l’atelier ! Cependant je m’accroche et au terme de 3 semaines sans visite, j’ai retrouvé samedi dernier Inga et Gaïa.

Inga sèche tranquillement et attend son tour pour aller dans le four. J’ai scié la tige qui lui sert de tuteur afin qu’elle ne sorte plus de son corps et j’ai teinté le socle de bois. Malgré tout, je pense revenir sur la couleur de ce socle qui ne me plait pas !

Au fait, Inga mesure une vingtaine de centimètre !

Quant à Gaïa, j’ai passé une seconde couche de peinture et le tout se tient bien ! J’ai scié (pour elle aussi, elle était jalouse !) des planches afin de créer une sorte de coffret destiné à accueillir le support métallique (de grandes tiges en fer très laides !). J’attaquerai la peinture blanche samedi prochain puis je recouvrirai le tout de gros galets gris…

 

Inga sur un socle bien trop foncé

 

qui ne permet pas de révéler sa beauté sauvage !

 

Gaïa dans une toute petite boîte :

 

c’est l’effet d’optique crée par la distance…

 

et puis il manque les galets !

 

par Jenny publié dans : galateia
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Samedi 20 mai 2006

Aujourd’hui ma séance à l’atelier de dessin a été consacrée à Inga puis à Gaïa.

A mon arrivée dans les locaux ce matin, j’ai retrouvé Inga en lévitation… à environ 1 cm de son socle… le séchage sans doute !

Elle s’est bien « tenue » pendant cette semaine : juste une très petite fissure au sein gauche, et le haut du crâne proche de la zone où se trouve le « tuteur » en métal.

J’ai tout d’abord débarrassé ce tuteur de toutes les petites aspérités de terre séchée qui risquaient de faire pression au passage, puis je l’ai retiré d’Inga et je l’ai recueilli dans mes mains. A présent vidée, et séchée, elle est légère.

A l’aide d’un pinceau imbibe d’eau, j’ai colmaté la fissure, puis j’en ai profité pour lisser certaines zones qui étaient la semaine dernière encore inaccessibles (bas ventre principalement, du fait de la position d’Inga et de celle de son tuteur !). Enfin, j’ai comblé le trou au dessus de la tête : je vais couper la tige métallique afin que sa hauteur ne dépasse pas la tête d’Inga.

Inga corps de profil droit :

le tuteur de métal restera visible dans l’entre jambes

Je pense avoir réglé le « problème » du ponçage : comme je le laissais entendre dans mon dernier article, je vais la laisser en l’état : la « rugosité » de la terre montre aussi la matière et cette idée convient parfaitement au modèle réalisé.

Inga de dos :

des fesses bien rondes et évasées

(comme j’aime à les réaliser)

 

 

 

 

Enfin, touche finale : j’ai paré les oreilles de deux boucles de terre blanche…

Je suis entièrement satisfaite du résultat… reste à passer le cap de la cuisson !

 

 

 

Inga - visage vu de profil gauche :

des traits soulignés et un contraste entre la blancheur de la « perle »

et la nature rouge de la terre employée pour le reste du corps.

par Jenny publié dans : galateia
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Jeudi 18 mai 2006

Samedi dernier, j’ai mis la touche finale à mon travail de modelage sur Inga ! J’avais dû abandonné mon travail, fraîchement creusé, pendant la durée de mes vacances. Une semaine s’est encore écoulée avant que je puisse lui consacrer du temps…

Pendant ces trois semaines, la terre a commencé à sécher, me permettant de pouvoir apporter les dernières modifications sur le corps et sur la tête.

Et puis la question du visage s’est posée : devais-je faire apparaître tous les traits du visage, me contenter d’un « ovale »… ?

Toute la beauté d’Inga tient dans son profil, et surtout dans les courbes dessinées par la ligne de son visage (de profil donc) : front avec la ligne séparatrice des cheveux crépus, nez en trompette, profondeur de la courbe de l’espace qui sépare le nez de la bouche, la bouche très généreuse et les lèvres que l’on devine pulpeuses, à nouveau creux et courbe du menton, puis l’évasement du cou.

Bien sûr, j’ai réalisé un travail que l’on peut regarder sous toutes les « coutures », mais ces détails ont emporté la décision finale.

J’ai donc « fixé » le creux des yeux, les pommettes hautes, puis j’ai fait naître les lèvres, souligné le menton, suggéré les cheveux à l’aide d’un épis de maïs dur (les grains inégaux impriment des creux et des bosses superficiels mais assez profonds cependant qui conviennent parfaitement à ce type de chevelure).

Je déteste les oreilles : je ne trouve pas que ce soit la partie du corps la plus harmonieuse (loin s’en faut !) : je les considère plutôt comme des « excroissances » ! Mais Inga a les cheveux courts, bien dégagés sur la nuque et derrière les oreilles… il fallait donc que je passe à l’action et que je me résigne à faire des oreilles… et quelles oreilles ! Je n’en reviens pas avec quelle facilité j’ai réussi à les mettre en place… après une semaine de séchage à l’air libre, et à l’issue d’un ponçage probable (enfin, cela dépendra de mon « humeur » samedi… et du « résultat » de cette semaine…) je vais rajouter une perle sous forme de terre blanche collée sur chaque oreille, histoire de créer un contraste.

Le tout est donc à présent harmonieux et équilibré !

RV samedi pour la photo (j’avais oublié mon appareil lors de la dernière séance…)

 

 

par Jenny publié dans : galateia
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Samedi 6 mai 2006

un long silence lié à des problèmes de connexion insupportables et récurrents... et puis je suis partie en vacances pour me ressourcer : génial !

avant de partir, j'avais prévu de publier un article : le voici !

Samedi 23/04, retour à l’atelier d’arts plastiques.

 

 

La peinture sur Gaïa a créé quelques micro fissures dont je m’occuperai à l’issue des vacances…

 

 

Quant à Inga, il est temps d’agir ! La terre rouge sèche bien plus vite que la blanche, et d’une semaine sur l’autre, je constate le durcissement inéluctable de mon travail, et ce malgré l’humidité qui le recouvre avant mise sous protection plastique.

 

 

Samedi, j’ai peu de temps devant moi. Malgré tout, je décide de procéder au « morcellement » d’Inga. Là encore, c’est un casse-tête : dois-je la découper morceau par morceau (bras, jambes, corps, tête) ou bien le découpage du seul corps et de la tête suffit-il ?

 

 

Compte tenu de l’épaisseur peu importante des bras et de la complexité de la position, j’opte pour la seconde solution.

 

 

Le fil à couper le beurre suit alors la ligne imposée par la tige métallique qui soutient Inga dans cette position (sur la pointe des pieds !). Elle repose à présent en deux morceaux, sur ma table de travail. Je procède donc à l’évidement des parties les plus épaisses : le corps avec la zone du fessier et la tête. Cette étape, d’une certaine façon « effrayante » n’est pas la plus complexe : c’est la reconstitution du tout qui est LA phase la plus délicate : c’est toujours à cet instant que je « tremble » le plus, à juste titre… je procède comme toujours (pour le détail technique, je vous renvoie aux articles intitulés « Quand il faut manier les mirettes : étape 2… » du 21/03, et « Quand il faut procéder à la reconstruction : dernière étape ! » du 23/03) en tenant d’abord Inga toute entière dans mes mains : son poids, sa présence, cette sensation est unique, un peu comme un enfant que l’on tient dans ses mains pour la première fois… un sensation de toute puissance sur cette petite « chose » qui ne dépend que de nous !...

 

 

La grande difficulté réside donc dans la mise en place de la position initiale, celle sur laquelle on a travaillé. Dans le cas d’Inga, elle est complexe et d’ailleurs je bataille ferme avec son corps et les supports (bois et tige métallique) pour que le rendu soit satisfaisant et c’est là que tout se complique… l’un des pieds tombe sans que je ne m’en aperçoive (il faut le récupérer et le fixer tout en ayant les mains encombrées de tout ce que je viens de mentionner !), puis c’est au tour du corps de s’affaisser : Inga n’est plus en équilibre sur la pointe des pieds, le corps est comme « aplati » en avant, la ligne qui me plait n’existe plus… et là, la tige, repositionnée comme il se doit, crée des dégâts qu’il faut réparer au plus vite : le ventre est béant (puisque évidé !) mais rajouter de la terre a tendance à le remplir à nouveau et donc à annuler le « travail d’évidage » précédemment réalisé et nécessaire si je ne veux pas qu’Inga explose à la cuisson… la tension nerveuse est à son maximum…

 

 

J’ai ramené Inga à « mon » atelier : il n’était pas question que je l’abandonne seule à s’assécher alors qu’il faut à nouveau travailler pour « colmater » l’ensemble, en faire un tout solide…

Inga en deux parts égales… désorientant !

 

 

par Jenny
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