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Bienvenue chez Galateia

Oser s'afficher, se dévoiler dans un domaine où il est difficile de ne pas avoir de complexes : voilà l'argument principal de ce blog qui n'a d'autre prétention que de me permettre, à travers les mots, de mettre en forme mes projets.

Lundi 3 avril 2006

Jean-Jacques Tissot, plus connu sous le nom de James Tissot, est un artiste peintre français (1836-1902) d’origine nantaise. Une exposition lui a été consacrée en début d’année au Musée des Beaux Arts de Nantes.

J’ai découvert un artiste très doué pour rendre vivante des scènes "simples". Ses eaux fortes (technique de gravure) sont remarquables de détails et de finesse.

 

Ses peintures foisonnent de couleurs et les rendus des plis sont impressionnants de justesse.

 

Lui-même a copié des maîtres, et notamment Ingres (avec lequel il étudia). Ainsi, il a reproduit le portrait de « Mme de Senonnes », puis s’en est inspiré…

 

 

 

 

Ce qui est incroyable dans ce portrait de « Mme de Senonnes » réalisé par Ingres, c’est la couleur de ce velours rouge, l’épaisseur du tissu, son velouté et son moelleux…

 

 


 

 

 

 

par Jenny publié dans : Inspiration/admiration
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Dimanche 2 avril 2006

J’ai copié des œuvres, je l’ai fait et sans doute le ferai-je encore, certainement malgré-moi d'ailleurs puisque l’on n’invente jamais rien, on se réapproprie ce qui a déjà été fait.

Ingres disait qu’il faut réinventer les œuvres des anciens pour en construire de nouvelles. Sa source d’inspiration, il la trouva dans des tableaux de Raphaël, de Poussin ou encore de Holbein.

Daniel Arasse, historien de l’art, le dit également (dans un style qui lui appartient !) : il faut copier les « anciens » pour créer de la modernité…

Depuis que je dessine, je me suis évertuée à plusieurs reprises à copier des chefs d’œuvres de grands artistes : Vinci, Degas, Turner… mais aussi Toulouse Lautrec !

J’ai envie de réaliser des choses plus personnelles, de coucher sur papier ou de modeler en terre ce que je ressens…

Cependant, si je réfléchis (et c’est la raison d’être de ce blog) je ne parviens pas totalement à échapper à ce mouvement.

Ainsi, Gaïa, la réalisation en métal et plâtre sur laquelle je travaille encore, est issue de mon imagination : je n’ai cherché à copier personne. Mais à l’issue de mon travail de création (puisqu’à présent je travaille aux « finitions »), je me suis rendue compte que, sans doute, et bien involontairement, j’ai puisé mon inspiration à la source d’un grand… Gaïa a des airs de famille avec la ligne de la «Victoire de Samothrace »… même élan, même type de poitrine mise en valeur, même épaule qui « fuit » dans l’espace sans pour autant exister !

La mémoire a des replis bien profonds !

Est-ce une fatalité ? Qu’importe, j’aime à penser que mon inconscient travaille également lorsque je me concentre sur un modèle !

 

 

 

par Jenny publié dans : Inspiration/admiration
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Samedi 1 avril 2006

J’ai entendu cette semaine une émission de radio consacrée à un livre qui parait en marge de l’exposition Ingres au Musée du Louvres à Paris. Cette exposition montre la modernité d’Ingres : il a été une source d’inspiration pour un grand nombre de grands artistes contemporains ou postérieurs : Degas, Picasso, max Ernst, Dali…

Dimitri Salmon (assistant des commissaires de l'exposition) et François Boucq (illustrateur de BD), invités de cette émission de radio, ont co-écrit le livre « Ingres : Regards croisés » (éd. Mengès) : ils montrent que ce peintre est une source inépuisable d’inspiration. Ainsi, il y a une dizaine d’années, JP Goude s’inspire de ce peintre dans sa publicité « Coco N° 5 » : Vanessa Paradis, dans une cage à oiseaux, tenait sur son épaule un flacon ce parfum (inspiration de la toile « La Source » : une jeune fille tient une amphore sur son épaule).

 

« Odalisque » de Ingres, source d'inspiration du « Violon d’Ingres » de Man Ray

 

 

 

par Jenny publié dans : Inspiration/admiration
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Vendredi 31 mars 2006

J’ai donc repris mes pastels (et mon fusain) et j’ai procédé à des retouches : le travail reposait depuis longtemps et le fait de sortir la feuille de dessin de son carton a atténué les traits et les couleurs.

Déjà à l’époque où j’avais débuté cette réalisation, seul le nu, de dos, m’inspirait ; les détails annexes (le fauteuil en rotin, le tapis, le parquet, le tub pour le bain…) ne m’inspiraient pas.

Force est de constater qu’aujourd’hui encore, cet état de fait s’impose à moi.

Comme ce travail « trotte » dans ma tête depuis longtemps, j’avais déjà émis l’hypothèse de procéder au découpage du nu et de ses « attributs ».

Hier, je suis passée à l’acte et j’ai coupé dans le vif ! Sensation étrange de détruire quelque chose, de le dénaturer, de courir un danger, de commettre l’irréparable…

Le cœur bat plus fort, la tension est forte, surtout pas crisper l’outil tranchant…

Après avoir posé la paire de ciseaux, le résultat est impressionnant : j’avais raison ! Le nu ainsi découpé prend du volume et occupe l’espace, se l’approprie !

Comme j’ai une Marie Louise qui ne sert pas, et un cadre qui traîne, je tente une mise en scène… Génial !

Le mieux serait de mettre de la transparence (c'est-à-dire ne pas mettre de fond) afin de marquer encore davantage le découpage et de souligner le relief, mais ce matin, dans mes périples matinaux chez un encadreur, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais… A suivre donc…

 

 


 

 

 

par Jenny publié dans : galateia
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Jeudi 30 mars 2006

Aujourd’hui, j’ai travaillé à mon atelier personnel : diverses raisons font que demain je n’aurai pas cette opportunité.

Que faire maintenant que le baiser a trouvé sa place dans son cadre de fer forgé ?

J’ai retrouvé un travail débuté il y a plus de 5 ans et jamais abouti : une « copie » (encore une, j’avais pourtant dit… nous en reparlerons…) « la Toilette » de Toulouse Lautrec.

J’avais utilisé la technique des pastels secs.

Le modèle sur lequel je travaillais alors n’était pas de très bonne qualité : il avait cependant le mérite d’exister !... je l’ai repris !

La couleur a priori dominante du tableau est le jaune (il faudrait pouvoir travailler face à l’original !).

Je me suis réappropriée cette œuvre de Toulouse Lautrec : j’ai donné chair au sujet. J’ai donc utilisé des couleurs « chaudes »…

Pour ceux qui ne le connaissent pas, voici un exemplaire de « la Toilette ».

 

Pour ce qui concerne « le Baiser », j’ai encore le fond du cadre à peindre en blanc, ou bien je dois insérer une feuille blanche, afin de faire ressortir le vitrail et le volume de la peinture et des cernes relief. En effet, la structure en fer forgé, afin de gagner en solidité, gagne les encoignures et apparaît par transparence, ce qui enlaidit le tout… ce qui est quand même dommage !

 Mais promis, dés que cela sera fait, je mettrai de la photo en ligne !

 

 


 

par Jenny publié dans : galateia
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