Ce matin, j’ai repris le chemin de l’atelier de modelage. Il ouvre ses portes le samedi, de 9 h à 13 h ; chacun est libre de ses horaires dans un créneau de 2 heures à suivre.
Ce matin, donc, je suis arrivée à 9 h 30 (je suis matinale) et à ma grande surprise, il n’y avait que les deux professeurs… le reste de la troupe est arrivé vers 10 h 30 !
Le silence de l’atelier, la clarté des lieux m’ont apaisée et m’ont apportée la sérénité qui me faisait défaut depuis ce début d’année…
Dans cette douce ambiance, je me suis mise en quête d’un modèle et j’ai fait le point sur la terre à ma disposition. Le sujet, je l’ai puisé, comme pour Inga, dans un livre de nus peints… ou plutôt j’ai trouvé plusieurs sujets de réflexion à venir, et celui en particulier que j’ai débuté dans le temps imparti.
Le premier problème s’est posé lors de la recherche de terre disponible : tout d’abord, un « pauvre » petit sachet de terre rouge traînait dans un coin, parmi de nombreux tas de terre séchée faute d’attention de la part de certain utilisateurs, jeunes pour la plupart. En effet, je suis l’une des rares « élèves » à faire régulièrement du modelage, statut que j’apprécie d’autant plus que suis seule, face à moi-même et à ma « création », dans cette alcôve qui sert exclusivement à cette pratique artistique.
En cherchant bien, j’ai déniché une boîte remplie d’un amalgame de terre blanche (porcelaine) que j’affectionne tout particulièrement. Comme j’ai travaillé Inga en terre rouge, j‘avais envie de revenir à cette couleur…
J’ai alors passé du temps à confectionner un support pour la nouvelle réalisation, à façonner la terre, à la rendre compact (problème de l’air déjà évoqué dans ce blog). Et puis s’est posé le second problème, celui de la « quadrature du cercle » : un sujet assez grand (entre 40 et 50 cm) et trop peu de terre ! Devoir enlever de la terre d’un côté pour rajouter de l’autre ! Or, j’ai besoin d’avoir face à moi un « tout », afin de travailler correctement la proportion ! Cela a donc commencé à m’agacer. Face à cette situation, j’ai préféré « jeter l’éponge » et reprendre la semaine prochaine avec de la terre à profusion !
Quoi qu’il en soit, mon sujet d’étude est encore et toujours le nu, et plus spécifiquement le corps de la femme, source d’inspiration inépuisable…
La position, le cambré, l’allure…
le besoin de modeler ce corps !
Une première ébauche à l’issue d’un
travail fastidieux de reconstitution de la masse !