Dimanche 10 décembre 2006

A l’issue de l’étape fatidique de l’évidement, un gros travail de « recomposition » m’attendait ! J’ai travaillé plus de deux heures pour redresser la « belle », lui redonner des formes féminines, cet élan et cette ligne qui faisaient tout son charme !

 

 

Deux heures indispensables pour être à nouveau satisfaite…

 

 

 

A l’issue de la séance d’aujourd’hui…mon modèle

aurait-il fait du culturisme pendant ce mois de « repos » ?

 

 

NB : le « support » gris n’a rien à voir avec mon travail : il est seulement là pour éviter que le haut du corps s’affaisse… l’enjeu de ce matin consistait notamment à parvenir à ce résultat : la séance prochaine sera consacré au travail du détail, notamment des clavicules, des seins et des fesses !

 

                              

 

 

 

 

 

 

Le corps retrouve un élan oublié dans les méandres de la recomposition !

 

La terre, à l’issue d’une semaine de séchage, devient blanche !

 


 

 

Par Jenny - Publié dans : galateia
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Samedi 18 novembre 2006

La dernière séance de travail remonte au 21/10 : ce jour là, j'ai bien avancé le buste de femme (je suis à la recherche d'un nom !) ; il ne restait plus qu'à creuser mais ce travail requiert au moins deux heures de temps (cela dépend en fait de la taille du modèle, de sa posture?). J'ai donc décidé d?attendre la prochaine séance? celle d'aujourd'hui (entre temps sont intervenues les vacances scolaires et le 11 novembre !).

 

Ce matin donc, mon premier souci était de découvrir mon travail asséché par la température des locaux et le temps écoulé ! et finalement, ce ne fut pas le cas ! Rien n'avait bougé.

 

Par contre, comment devais-je m'y prendre pour couper le tout ? J'ai décidé de suivre la ligne des deux petites barres métalliques soutenant la « structure », et, bien évidemment, le visage s'est détaché de l'ensemble. Pour le reste du corps, je me suis retrouvée avec deux tranches très lourdes de terre, et j'ai débuté ce délicat travail qui consiste à évider, puis à badigeonner de barbotine les contours, puis enfin à rassembler les pièces de ce puzzle d'un genre spécial !

 

Comme toujours, cette étape provoque de la satisfaction et de la réticence mêlée ! En effet, je suis souvent déçue du résultat « post évidement » : les parties bougent et le travail initial généralement change de « figure », d'autant qu'il faut faire attention à ce que le tout puisse tenir debout, et puis il faut procéder au comblement de toutes les entailles  provoquées par les mirettes pour que la barbotine joue son rôle de ciment ! C'est donc pour cela que je préfère, en amont, m'en tenir à une silhouette « approximative », l'évider, et procéder aux différents détails a posteriori, plutôt que de réaliser quelque chose de « parfait » que l?étape de l?évidement réduit à sa plus simple expression !

 

Les 2 heures passées ce matin à cette étape me confirme dans mon choix : de retour à la maison, j'ai confronté le résultat de la séance précédente avec celui de ce matin... je prends la mesure du décalage ! Par bonheur, j'ai remis sous sa housse mon modèle, afin de le retravailler la semaine prochaine ! sage décision !

 

 

 

  Séance de travail du 21/10...
Par Jenny - Publié dans : galateia
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Dimanche 5 novembre 2006

Après une première séance en l’absence de « matière première », cette seconde séance s’est déroulée en l’absence d’outils ! Travailler avec un couteau n’est pas franchement une « partie de plaisir », surtout quand on a l’habitude d’employer les mirettes et autres dévidoirs (cf. : article précédent sur ces outils)…

Qu’importe, l’essentiel résidait dans l’approche globale des formes du nu, dans l’approche du dos, cette partie invisible sur la photo mais qu’il faut bien cependant réaliser, d’autant plus que ce que je préfère réaliser dans les nus, ce sont les fesses ! Je les aime pleines et rondes, émouvantes et coquines !

C’est donc une partie difficile qui se joue sous les doigts, et j’avoue que j’aime ce challenge : quand je vois la masse de terre du départ, informe, compacte, et les formes finales, j’ai l’impression d’être une magicienne ! Je me demande même souvent, après coup, comment j’ai fait, et si c’est bien moi qui suis à l’origine de la réalisation !

Il faut encore des séances de travail, bien sûr, mais l’essentiel (les proportions globales notamment) est posé, enfin !

Tout est une question d’équilibre,

 

de tensions, et d’élans

 

 

Par Jenny - Publié dans : galateia
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Samedi 7 octobre 2006

Ce matin, j’ai repris le chemin de l’atelier de modelage. Il ouvre ses portes le samedi, de 9 h à 13 h ;  chacun est libre de ses horaires dans un créneau de 2 heures à suivre.

 

Ce matin, donc, je suis arrivée à 9 h 30 (je suis matinale) et à ma grande surprise, il n’y avait que les deux professeurs… le reste de la troupe est arrivé vers 10 h 30 !

 

Le silence de l’atelier, la clarté des lieux m’ont apaisée et m’ont apportée la sérénité qui me faisait défaut depuis ce début d’année…

 

Dans cette douce ambiance, je me suis mise en quête d’un modèle et j’ai fait le point sur la terre à ma disposition. Le sujet, je l’ai puisé, comme pour Inga, dans un livre de nus peints… ou plutôt j’ai trouvé plusieurs sujets de réflexion à venir, et celui en particulier que j’ai débuté dans le temps imparti.

 

Le premier problème s’est posé lors de la recherche de terre disponible : tout d’abord, un « pauvre » petit sachet de terre rouge traînait dans un coin, parmi de nombreux tas de terre séchée faute d’attention de la part de certain utilisateurs, jeunes pour la plupart. En effet, je suis l’une des rares « élèves » à faire régulièrement du modelage, statut que j’apprécie d’autant plus que suis seule, face à moi-même et à ma « création », dans cette alcôve qui sert exclusivement à cette pratique artistique.

 

En cherchant bien, j’ai déniché une boîte remplie d’un amalgame de terre blanche (porcelaine) que j’affectionne tout particulièrement. Comme j’ai travaillé Inga en terre rouge, j‘avais envie de revenir à cette couleur…

 

J’ai alors passé du temps à confectionner un support pour la nouvelle réalisation, à façonner la terre, à la rendre compact (problème de l’air déjà évoqué dans ce blog). Et puis s’est posé le second problème, celui de la « quadrature du cercle » : un sujet assez grand (entre 40 et 50 cm) et trop peu de terre ! Devoir enlever de la terre d’un côté pour rajouter de l’autre ! Or, j’ai besoin d’avoir face à moi un « tout », afin de travailler correctement la proportion ! Cela a donc commencé à m’agacer. Face à cette situation, j’ai préféré « jeter l’éponge » et reprendre la semaine prochaine avec de la terre à profusion !

Quoi qu’il en soit, mon sujet d’étude est encore et toujours le nu, et plus spécifiquement le corps de la femme, source d’inspiration inépuisable…

La position, le cambré, l’allure…

le besoin de modeler ce corps !

Une première ébauche à l’issue d’un

travail fastidieux de reconstitution de la masse !

 

 

Par Jenny - Publié dans : galateia
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Samedi 16 septembre 2006

Voilà bien longtemps que je ne me suis pas exprimée sur cet espace qui pourtant n’est réservé exclusivement qu’à mes doutes et projets… non pas que je n’en ai plus, mais les vacances sont passées par là, et puis il y a cette rentrée qui s’effectue sur des « chapeaux de roues » !

Je compte bien entendu reprendre mes activités de modelage et de création ! mon emploi du temps cette année est à nouveau favorable au travail dans « mon » atelier ; toutefois, de nouvelles responsabilités m’attendent et il n’est pas assuré que je sois libre régulièrement… je vais donc également retrouver la route de l’atelier de l’association de ma ville.

J’ai des projets de réalisation : je compte travailler davantage sur la création à partir de photos. Le nu sera, je pense (à nouveau et toujours), au centre de ma réflexion. Avec un peu de chance, je parviendrai peut-être à assister à un atelier de nu. C’est un jeune homme qui sert de modèle : moi qui ne réalise que des nus de femmes, il sera intéressant de changer de point de vue (sans aucun mauvais jeu de mot de ma part).

Cet été, j’ai eu la chance de me rendre à Oslo (Norvège) et de visiter la « National Gallery » de la ville. Ce musée propose un itinéraire selon les mouvements artistiques, ce qui a pour principal avantage de comprendre l’évolution entre chaque époque. L’un des temps fort fut pour moi la salle consacrée à Munch, même si d’autres tableaux parsèment le musée. Ce qui m’a frappée, c’est le rapport à la couleur (une certaine « violence » ressort de l’ensemble, ces rouges et ces divers marrons et noirs) ainsi que le trait, parfois inexistant (ceux de certains visages du tableau « The Dance of Life » sont quasiment inexistants, par contre la couleur est la et s’exprime bien plus fort, avec  un ressenti exceptionnel).

Moment privilégié passé au milieu de ces peintures…

Ce sont de tels évènements  qui motivent et qui donnent de l’audace !

Madonna (1894/1895)

 

National Gallery, Oslo

 

Une beauté inouïe mais des couleurs qui, pour moi,

 

révèlent une certaine violence intérieure

The Dance of life (1899/1900)

 

National Gallery, Oslo

 

Oeuvre d’un terrible réalisme…

Seuls les visages des femmes de premier plan sont « précis » dans le trait ;

les couleurs agissent comme un révélateur des émotions

pour le couple du milieu notamment…

 

 

Par Jenny - Publié dans : galateia
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