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Bienvenue chez Galateia

Oser s'afficher, se dévoiler dans un domaine où il est difficile de ne pas avoir de complexes : voilà l'argument principal de ce blog qui n'a d'autre prétention que de me permettre, à travers les mots, de mettre en forme mes projets.

Vendredi 24 mars 2006

Depuis la rentrée de janvier (le vendredi 6 exactement !) je travaille dans MON atelier personnel.

En effet, à force de me consacrer aux autres dans des projets pour lesquels je ne suis pas reconnue, valorisée et gratifiée, j’ai décidé de m’investir un peu plus dans le domaine artistique, et d’installer un atelier dans lequel je puisse épanouir mes techniques et ma personnalité.

J’avais repéré dans un magasin de décoration un support en fer forgé type marocain, destiné à recevoir un miroir. Ce support était vendu sans le miroir, ce dernier ayant été cassé.

A voir cet objet dans le magasin, tout de suite j’ai compris que je pourrais faire quelque chose de très spécial, d’inattendu et de détourné !

Quelle technique mettre en œuvre ? Quel modèle retenir ? Réponse demain !

Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai mis le point final à ma réalisation cet après-midi même et que le résultat me ravi et m’engage à aller plus loin dans ma démarche créative.

Le support type « marocain »

 

 

 

 

 

 

par Jenny publié dans : galateia
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Jeudi 23 mars 2006

Une fois les pièces évidées, la barbotine appliquée, les côtés « recollés », il faut faire des entailles assez profondes de chaque côtés des parties jointes, de part et d’autre… le tout prenant la forme des éléments d’une "fermeture Eclair fermée".

Cette étape importante permet un assemblage ferme et définitif du modèle.

On rajoute alors de la barbotine, moins liquide, afin de combler les espaces ainsi créés.

Le problème qui se pose alors réside dans les risques de déformation : rapprocher des morceaux épars, rendus souples par l’évidage (5 cm d’épaisseur quand il y a du volume…) n’est pas chose aisée, et c’est assez souvent qu’un modèle donnant « entière satisfaction » avant cette étape, déçoit à son issue !

Trois façons de procéder (que j’utilise, mais peut-être en existe-t-il d’autres) sont alors possibles :

- soit on remplit l’espace laissé libre par du papier journal : il absorbera l’humidité, est suffisamment compact pour lutter contre les déformations et sera détruit lors du passage dans le four (méthode utilisée pour Galatée : elle a ainsi séché en toute tranquillité) ;

- soit on positionne des "boudins" de terre, telles des béquilles, au endroits stratégiques afin de maintenir le modèle en place ;

- soit enfin, on « plante » le modèle sur une structure métallique (une petite barre de fer fixée sur un support en bois) afin de garder la forme souhaitée (méthode utilisée pour Inga dés à présent !). 

Parfois, les déformations sont irrémédiables… cela fait partie des risques du « métier » !

 

Galatée côté pile, barbouillée de barbotine !

 

 

 

par Jenny publié dans : galateia
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Mercredi 22 mars 2006

Mais au fait, c’est quoi des mirettes ? Manier les mirettes signifie-t-il qu’il est nécessaire de faire des grimaces et de jouer avec ses yeux ?

Non, bien sûr, je plaisante… les mirettes, ce sont les outils destinés au modelage. 

Avec les mirettes, on peut creuser, creuser en biais, creuser droit, aplatir, aplanir, faire des trous, lisser… il s’agit de tout un éventail avec lesquels ont peu atteindre des zones inaccessibles notamment ! 

Les mirettes servent donc, une fois parvenu à l’étape de l’évidage, à retirer la terre. 

Alors, il est nécessaire de préparer de la barbotine : il s’agit de réduire en boue de la terre (on peut également partir de la « poussière de terre » issue de précédents ponçages). 

La barbotine préparée, il est possible d’aménager des fentes assez profondes sur les côtés, là où les deux parties du modèle seront en contact. La barbotine sera ainsi appliquée sur cette superficie et jouera le rôle de colle. 

Il ne reste plus qu’à rapprocher les parties évidées… 

Tout ceci semble si facile… Les choses ne sont cependant pas aussi simples !

 

Deux modèles de mirettes… parmi tant d’autres !

 

 

 

par Jenny publié dans : Technique
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Mardi 21 mars 2006

Une fois le sujet découpé en parts égales, il faut commencer à évider le contenu de chaque côté.

Pour ce faire, il est nécessaire de laisser environ 5 cm d’épaisseur avec la surface extérieure.

Cette étape est délicate : il faut prendre des « mesures » à l’aide du pouce et de l’index, c'est-à-dire estimer régulièrement l’épaisseur pour prendre la décision de poursuivre ou de s’arrêter.

Parfois, à trop creuser, on fait des trous, qu’il faut bien sûr reboucher en appliquant une petite couche interne.

Le souci aussi que présente cette seconde étape réside dans le futur travail des traits, des détails. La manipulation d’une moitié de tête par exemple implique nécessairement la réduction de certains traits, le « gommage » de certains détails. Si ces traits, ces détails ont déjà été modelés, il faudra bien entendu les marquer à nouveau. Ainsi, trop creuser réduit ces possibilité de travail a posteriori.

Ne pas avoir préparé ces détails, afin de n’avoir pas à recommencer un travail pour lequel on serait satisfait du résultat, nécessite également l’obligation de garder une marge de manœuvre postérieure et donc de garder une couche un peu plus épaisse de terre.

 

Galatée côté face…

 

 

 

par Jenny publié dans : Technique
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Lundi 20 mars 2006

Après avoir terminé son modèle, il faut donc passer à le phase qui consiste à évider.

En effet, il n’est pas nécessaire de conserver le travail en l’état : d’abord pour les risques qu’il encourt à la cuisson, mais également pour la simple raison qu’il est facile de récupérer plus de la moitié de la terre employée.

On pourrait croire qu’il n’est pas utile de passer par cette étape, qu’après tout, pourquoi ne pas garder la réalisation finale sans la passer au four ? C’est alors prendre le risque de soumettre son modèle aux intempéries notamment : si, par mégarde, de l’eau venait à tomber sur celui-ci, de façon répétée, il y a de fortes chances pour qu’il subisse des craquelures et pour finir qu’il se rompe. J’ai déjà eu l’occasion d’en avoir la démonstration… nous en reparlerons sans doute !

Creuser implique donc qu’il faut procéder aux petites finitions à la toute fin, pour ne pas risquer d’endommager le travail à l’occasion de cette étape.

Pour évider, il faut commencer par couper en deux (voire en plusieurs) morceaux la réalisation, à l’aide d’un fil… à couper le beurre !

 

Pour une tête, il suffit de découper en deux morceaux égaux.

 

 

 

 

par Jenny publié dans : Technique
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