un long silence lié à des problèmes de connexion insupportables et récurrents... et puis je suis partie en vacances pour me ressourcer : génial !
avant de partir, j'avais prévu de publier un article : le voici !
Samedi 23/04, retour à l’atelier d’arts plastiques.
La peinture sur Gaïa a créé quelques micro fissures dont je m’occuperai à l’issue des vacances…
Quant à Inga, il est temps d’agir ! La terre rouge sèche bien plus vite que la blanche, et d’une semaine sur l’autre, je constate le durcissement inéluctable de mon travail, et ce malgré l’humidité qui le recouvre avant mise sous protection plastique.
Samedi, j’ai peu de temps devant moi. Malgré tout, je décide de procéder au « morcellement » d’Inga. Là encore, c’est un casse-tête : dois-je la découper morceau par morceau (bras, jambes, corps, tête) ou bien le découpage du seul corps et de la tête suffit-il ?
Compte tenu de l’épaisseur peu importante des bras et de la complexité de la position, j’opte pour la seconde solution.
Le fil à couper le beurre suit alors la ligne imposée par la tige métallique qui soutient Inga dans cette position (sur la pointe des pieds !). Elle repose à présent en deux morceaux, sur ma table de travail. Je procède donc à l’évidement des parties les plus épaisses : le corps avec la zone du fessier et la tête. Cette étape, d’une certaine façon « effrayante » n’est pas la plus complexe : c’est la reconstitution du tout qui est LA phase la plus délicate : c’est toujours à cet instant que je « tremble » le plus, à juste titre… je procède comme toujours (pour le détail technique, je vous renvoie aux articles intitulés « Quand il faut manier les mirettes : étape 2… » du 21/03, et « Quand il faut procéder à la reconstruction : dernière étape ! » du 23/03) en tenant d’abord Inga toute entière dans mes mains : son poids, sa présence, cette sensation est unique, un peu comme un enfant que l’on tient dans ses mains pour la première fois… un sensation de toute puissance sur cette petite « chose » qui ne dépend que de nous !...
La grande difficulté réside donc dans la mise en place de la position initiale, celle sur laquelle on a travaillé. Dans le cas d’Inga, elle est complexe et d’ailleurs je bataille ferme avec son corps et les supports (bois et tige métallique) pour que le rendu soit satisfaisant et c’est là que tout se complique… l’un des pieds tombe sans que je ne m’en aperçoive (il faut le récupérer et le fixer tout en ayant les mains encombrées de tout ce que je viens de mentionner !), puis c’est au tour du corps de s’affaisser : Inga n’est plus en équilibre sur la pointe des pieds, le corps est comme « aplati » en avant, la ligne qui me plait n’existe plus… et là, la tige, repositionnée comme il se doit, crée des dégâts qu’il faut réparer au plus vite : le ventre est béant (puisque évidé !) mais rajouter de la terre a tendance à le remplir à nouveau et donc à annuler le « travail d’évidage » précédemment réalisé et nécessaire si je ne veux pas qu’Inga explose à la cuisson… la tension nerveuse est à son maximum…
J’ai ramené Inga à « mon » atelier : il n’était pas question que je l’abandonne seule à s’assécher alors qu’il faut à nouveau travailler pour « colmater » l’ensemble, en faire un tout solide…
Inga en deux parts égales… désorientant !